Dimanche, 4. juillet 2010 21:14

Depuis la venue de mon petit homme, ses grands-pères et ses grands-mères font partie intégrante de sa vie. Il a le bonheur d’habiter à 10 minutes à peine de chez ses grands-parents maternels et peut compter sur des grands-parents paternels qui, bien qu’à 500 km de distance, sont présents dans sa vie par des petits coups de fil improvisés ou des rendez-vous Skype où il peut leur voir la binette, leur montrer ses prouesses et leur raconter sa vie. Nous voyons ses yeux s’illuminer lorsqu’on lui parle de visites chez grand-papa ou de sorties avec grand-maman. Il a trouvé en eux des gens de confiance, un amour inconditionnel et des câlins à la tonne.
Depuis deux semaines, j’ai dû dire un dernier salut triste et rempli de respect à mon grand-père, puis à ma grand-mère. Maintenant adulte, je sais que je perds bien plus que des êtres attentionnés et aimables. Je sais qu’ils laissent derrière eux des histoires d’une autre époque, les racines de ma famille, sa mémoire et ses assises. Je suis heureuses d’avoir eu tout plein de temps avec eux pour les écouter me raconter leurs souvenirs, pour avoir pu les connaitre, les écouter se dire.
Comme parent, je crois, aujourd’hui plus que jamais, que c’est notre responsabilité de créer le pont entre petits-enfants et grands-parents, de laisser une place à nos propres parents dans la vie de nos enfants. Ce lien magique et ce qu’il apporte restera à jamais graver dans la vie de nos rejetons, même lorsqu’ils auront l’âge de devenir à leur tour parent.